Pourquoi tu ne progresses plus à la guitare : 7 raisons EVIDENTES

Pourquoi tu ne progresses plus à la guitare ?

pourquoi tu ne progresses plus à la guitare

Aujourd’hui, peut-être que tu as l’impression de stagner et de te répéter. Que tu te reposes sur tes acquis et que tu n’évolues plus dans ton jeu ce qui t’amène à des situations frustrantes et des schémas de pensées négatifs et dévalorisant te décourageant alors dans ton cheminement guitaristique.

Pas d’inquiétude cela est tout à fait normal, chaque musicien doit régulièrement faire face à ces remises en question et le tout est de trouver une solution pour surmonter ces périodes de doutes.

Je vais donc te donner 7 raisons pour lesquelles tu te trouves dans l’une de ces situations, ce qui te permettra de les identifier si tu es amené à en retraverser ou que tu es déjà en train d’en faire l’expérience en ce moment.

Tu pourras ainsi aborder ces situations plus sereinement et garder la tête froide. Le découragement ne te touchera plus !

1. Tu ne travailles pas tes points faibles

On dit souvent qu’il faut se focaliser sur ses points forts ce qui n’est pas faux en soit et qui est une bonne chose à faire.

Néanmoins sur l’instrument il est bon de profiter de ses points forts mais à un moment donné ces derniers seront bridés par un déséquilibre de niveaux et tirés vers le bas par les points faibles délaissés.

A ce moment là tu pourras travailler tes points forts autant que tu veux mais tant que tes points faibles resteront au même niveau tu ne progresseras pas davantage ou alors cela se fera de manière très lente. Alors tu pourrais progresser très vite si tu effectuais ce travail de rééquilibrage et de polyvalence chaque jour.

Si tu ne l'as pas déjà fait : réponds à ce mini quiz qui va te permettre de faire un point sur ton niveau et de prendre conscience de l'état d'esprit à adopter pour aller de l'avant dans ta pratique (durée estimée : 1 min). ► Faire le point sur mon niveau 

On voit souvent ce genre de débat sur internet : technique ou feeling, théorie ou feeling, technique ou théorie etc etc etc… Tout cela est complètement stérile même s’il intéressant d’en parler il faut maintenir un équilibre entre ces branches et se focaliser à chaque fois sur celle qui est un peu en retard.

Malgré tout, la branche que je considère comme étant l’une des plus importante est la branche technique car on ne va pas se mentir la pratique aboutie de l’instrument est physique car c’est l’aspect physique qui donne de la couleur aux notes, de la beauté et de l’esthétisme au jeu.

Ce que je préconiserais serait donc de ramener tout travail à la technique, que ça soit la théorie, le feeling etc… Tout n’est que technique alors ceux qui racontent que : « trop de technique c’est pas bien blablabla » se fourrent le doigt dans l’œil. 

La technique c’est ce qui vous permet de jouer et de vous exprimer, si vous savez comment la travailler et la rendre utilisable, vous avez gagné.

Mais cela fera l’objet d’autres articles, revenons à nos moutons.

Donc les points faibles délaissés construisent une barrière s’élevant entre vous et vos objectifs. La solution simple : travailler ses points faibles.

Mais d’abord il faudrait commencer par trouver ces points faibles en prendre conscience avant de pouvoir les travailler.

Je vais donc te donner les points faibles et déséquilibres récurrent chez un guitariste pour que tu puisses potentiellement te reconnaître dans certains de ces points.

Il s’agit là des points faibles que j’ai pu détecter chez moi au cours de ma progression mais que j’ai pu remarquer très fréquemment chez d’autres pratiquants.

2. Le rythme

Alors je tiens fortement à commencer par ce point là car il s’agit du point crucial de la pratique.

Vous aurez beau faire tout ce que vous voulez sur votre instrument, si ça n’est pas en rythme ça tombe à l’eau instantanément.

Il s’agit donc du point à travailler aussi souvent que possible. Heureusement ce point peut se travailler à chaque séance de pratique sans pour autant ne faire que ça, il suffit simplement de s’interdire de ne pas jouer en rythme.

Par exemple la technique pure doit-être travaillée en rythme pour que la séance soit efficace.

Il faut garder une vigilance à ce niveau, toujours pratiquer avec un métronome et s’entraîner sur différentes subdivisions de temps pour chaque chose que l’on va apprendre.

C’est une simple habitude à prendre : s’habituer à jouer au métronome et en rythme et s’assurer que tout ce que l’on fait rempli cette condition fondamentale.

En prenant cette décision et en pratiquant ainsi vous faites déjà le plus gros travail délaissé par un nombre incalculable de pratiquant qui ont simplement la flemme de travailler correctement.

Par contre ce qui est magique c’est que dès que vous commencerez à avoir un rythme correct vous n’allez plus reconnaître votre jeu et sur ce point les progrès se font très rapidement ressentir.

Un jeu en place est un jeu réussi.

3. L’équilibre harmonie/mélodie

La mélodie est l’aspect horizontal de la musique, si vous lisez une partition il s’agit de la lecture de notes successive formant la mélodie.

progression guitare

L’harmonie quand à elle est verticale et va désigner les accords et la résonance de plusieurs notes simultanée (disposition verticale).

Durant longtemps j’avais un gros déséquilibre sur ce point.

C’est à dire que je travaillais mes solos très souvent et j’improvisais beaucoup mais tout cela n’était que de la mélodie, c’est à dire plusieurs notes successives, des solos de guitare quoi.

Et j’étais alors incapable de lire une grille d’accords et même d’effectuer des accords relativement basique. Il s’agissait là de la branche harmonique de la guitare.

On pouvait alors dire que j’étais bon en mélodie mais qu’en comparaison je puais en harmonie.

Si vous avez ce déséquilibre et que vous savez que vous êtes soit bien plus performant en accord qu’en solo ou l’inverse alors commencez des maintenant un travail de rééquilibrage entre les deux et votre jeu explosera assez rapidement.

Vous allez vous surprendre vous même !

Après évidemment il faut bosser comme tu t’en doutes !

En fait ces deux aspects de la pratique sont intimement liés et à mesure que vos connaissances et votre maîtrise harmonique progresse, vos mélodies s’embellissent naturellement et votre intuition se développe aussi par la même occasion.

>>Comment améliorer son rythme à la guitare simplement<<

4. Le déséquilibrage personnel

Ce déséquilibrage survient lors de prises d’habitudes de jeu (pas forcément mauvaise).

On va donc avoir tendance à nous répéter et à nous créer une zone de confort sur notre instrument lorsqu’on va pratiquer et improviser.

Pour ne pas tomber dans ce piège, restez conscient et vigilant de vos acquis et de vos réflexes de jeu et si des habitudes de jeu sont trop ancrés en vous pour vous en défaire, faites une pause de quelques jours.

La pause vous permettra de désamorcer tout cela et de revenir sur votre instrument en ayant pris du recul et en ayant réinitialisé un peu les systèmes.

La courte pause est utile mais il faut savoir pourquoi on lui fait appel.

>>Faire de gros progrès en improvisation avec un exercice simple<<

5. Le déséquilibrage de mouvements contraires

Comme son nom l’indique ce déséquilibrage survient lorsque vous maîtrisez parfaitement un mouvement mais que l’opposé de ce mouvement vous parait extrêmement difficile en comparaison.

Ici la seule solution est de privilégier le travail du mouvement opposé pour rééquilibrer les deux mouvement descendant/ascendant.

6. Le déséquilibrage d’effets de jeu

Il s’agit là de tous les effets de jeu contribuant grandement au développement de l’identité musicale du pratiquant à savoir : bend, hammer, pullof, slide, vibrato

Vous devez équilibrer le travail de tous ces points et vous assurer de les travailler aussi régulièrement que possible de manière ciblée et chirurgicale.

C’est en travaillant précisément et minutieusement sur ces petits aspects que notre jeu s’embellit grandement.

7. Le déséquilibrage de tonalité

Ce déséquilibrage survient lorsque vous vous enfermez dans une tonalité et que vous pratiquez absolument tout, chaque jour, dans une seule et même tonalité.

Dans ce cas là je vous suggère simplement de choisir une tonalité la veille pour la séance du lendemain et de vous y tenir, ainsi vous éviterez ce déséquilibrage.

J’espère que cet article t’aidera à faire le point sur tes faiblesse et te permettra donc d’adapter ton jeu à ta situation pour faire des progrès plus efficace et te remettre en selle.

Sur ce porte-toi bien et n’oublie pas de pratiquer efficacement et sereinement chaque jour !

A la prochaine !

Luc

 

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