Améliorer sa vitesse à la guitare : Les 2 axes fondamentaux

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de vous demander s’il était possible d’améliorer sa technique à la guitare pour de bon ?

améliorer sa vitesse guitare

Sans avoir à se décourager sur sa guitare ?

Car qu’on se le dise :

C’est chiant.

Regarder d’excellent guitaristes jouer de manière très technique dans la fluidité et la musicalité et se retrouver face à son jeu

C’est frustrant.

D’autant plus qu’on se crée alors un cercle vicieux d’auto-sabotage !

Pas très motivant.

Comment jouer plus vite à la guitare ?

Quels sont les points qui vous bloque pour augmenter votre vitesse à la guitare ?

On va voir ça tout de suite et je vais s donc vous donner les 2 axes qui sont d’après moi fondamentaux pour comprendre où sont nos problèmes et comment les résoudre.

Et qu’on soit clair, rien n’est insurmontable, il suffit de trouver la bonne stratégie pour aborder le problème qui se trouve en face de vous, et la vie n’est qu’une succession de problèmes.

Ce mot comporte une connotation négative uniquement si vous décidez de lui en attribuer une.

Lorsqu’il y a un problème, c’est bon signe car vous savez justement quel est ce problème, ou en tout cas sur quels aspects de votre jeu ou de votre vie celui-ci a de l’impact.

Je vais donc passer en revu les 2 problèmes principaux que vous pourriez rencontrer dans votre pratique et y apporter des solutions (si vous n’êtes pas déjà en plein dedans).

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Il s'agit là d'un incontournable pour débuter dans les modes lorsqu'on ne sait pas par où commencer qui a déjà aidé de nombreux guitaristes.
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1. Les crispations et les tensions physiques

Il s’agit là du premier aspect que vous ressentez dans votre corps, c’est le problème physique que l’on peut rencontrer lorsqu’on veut réaliser des prouesses techniques.

En fait jusqu’à un certain point on néglige pas mal l’importance des tensions.

Et au bout d’un moment on se rend compte qu’il faudrait peut-être apprendre à mieux écouter son corps.

Car le travail technique c’est avant tout de l’écoute du corps et du contrôle subtil de chacun de nos muscles. Tout est dans l’optimisation de la contraction musculaire, du relâchement musculaire et de l’amplitude de nos mouvements.

Pour travailler ses tensions et ses crispations efficacement il ne faut pas faire 2 ou 3 choses en même temps mais se focaliser sur un seul et unique mouvement précis à chaque fois que l’on rencontre ou que l’on détecte une tension sur un mouvement (prononcée) de notre jeu.

Ce mouvement peut-être un mouvement que l’on utilise depuis longtemps mais sur lequel on a pas réellement porté notre attention en profondeur.

On se rend compte alors plus tard, lorsque notre état d’esprit mûri petit à petit par la pratique, que beaucoup de ces aspects physiques que l’on considérait comme acquis ne le sont en réalité pas du tout.

A ce moment là il faut avoir le courage de se remettre en question et de tout remettre à plat pour prendre un nouveau départ en construisant des fondations solides pour notre future technique.

Cela ne veut pas dire que vous allez tout désapprendre non. Vous allez simplement prendre plus de temps pour revisiter chaque mouvement que vous pensiez maîtriser. Il faut faire preuve d’humilité à ce moment là et accepter le fait que vous ayez pu faire des erreurs, mais chaque erreur est bénéfique pour votre progression, il ne faut pas l’oublier.

C’est votre manière de trouver des solutions qui se développera et vous permettra d’augmenter vos progrès jour après jour. Je vous disais donc que pour corriger ce premier problème fondamental il fallait se focaliser sur un point précis. Peut-être qu’aujourd’hui vous pratiquez certains exercices dit technique (aucun but musical, juste un but de travail physique).

Et que tu penses te focaliser sur un point précis, il y a des chances que ça ne soit pas le cas en réalité.

Je te donne un exemple : si je pratique une position de gamme à trois note par corde sur les 6 cordes pour entraîner ma vélocité et ma coordination je ne me focalise pas sur un point précis, je suis en train de réaliser un exercice faisant intervenir trop d’informations et je reste donc en surface.

Pour augmenter ce degré de focalisation et de précision vous pouvez par exemple réduire le nombre de corde sur lesquelles vous allez pratiquer la gamme. Puis réduire le nombre de case. Pour par exemple finir sur un enchaînement de deux ou trois note maximum avec un mouvement de doigt et un mouvement de la main droite spécifique pour faire sonner ces notes.

Ensuite vous allez répéter répéter répéter ce mouvement en prenant conscience de vos sensations physique, peu à peu vous allez rentrer dans une sorte de bulle de concentration, une sorte de transe où comme après avoir fait plusieurs longueur de nage et survécu à la fatigue la sécrétion d’endorphine vous rend inébranlable.

Lorsque vous vous mettez dans ce genre d’état le mouvement que vous réalisez devient mécanique et automatique.

Et il faut vous concentrer pour que chaque séquence soit le plus proche possible de la précédente.

En pratiquant mécaniquement tel qu’une usine qui monte des objets de toute part à la chaîne, vous construisez alors des fondations extrêmement solides pour assimiler les mouvements que vous voulez utiliser et gagner en liberté sur votre instrument en réussissant à jouer plus vite et avec plus de facilité.

A terme vous ne vous demanderez plus comment positionner votre main gauche et votre main droite sur la guitare pour gagner en précision, en vitesse etc… On aura créé notre système d’usinage, nos fondations techniques propres qui sont différentes pour chacun d’entre nous et dépendent grandement de la construction de notre corps.

Ce que vous pouvez faire pour rendre cet exercice encore plus efficace c’est de vous tenir bien droit, de respirer profondément en fermant les yeux pour vous concentrer sur votre ouïe et valider ou non la clarté des séquences que vous êtes en train de réaliser.

Vous pouvez aussi vous filmer ou pratiquer devant un miroir car vous avez alors un retour visuel direct des positions de vos mains, vous pouvez alors constater si vos mouvements sont jolis et harmonieux et vous pourrez même relever des détails qui pourront vous aider à évoluer par la suite.

Lorsque vous développer ces fondations mécaniques et que vous automatisez des mouvements pour les réaliser à la perfection à la vitesse souhaitée sans avoir à y réfléchir.

Alors vous allez pouvoir colorer ces mouvement avec ce qu’on appellera le feeling, votre touche personnelle. Cet aspect est notre signature et notre identité musicale mais on ne peut la bâtir sans des fondations solides, c’est pourquoi la technique a toute son importance. (Rappelons que la technique ne joue pas que sur la vélocité.)

Quelqu’un aura beau jouer une gamme à 200 BPM en double croche, s’il ne sait pas être musical en contexte avec ce bagage technique alors il faudra qu’il se remettre en question pour user de cette technique autrement. Et nombreux sont les guitaristes très rapides au jeu magnifique comme nombreux sont les guitaristes au jeu lent magnifique. (Bien évidemment, on peu alterner entre les deux !)

Cela dépend des affinités de chacun mais il faut trouver ce qui vous convient pour vous et ne pas essayer de ressembler à quelqu’un qui au fond ne vous correspond pas. Malgré tout, ces expériences et ces différents chemins font parti du jeu et certains chemins doivent être empruntés avant d’aboutir sur une remise en question pertinente.

2. Précipitation et frustration

La précipitation et la frustration sont des aspects récurrents du désir de jouer vite à la guitare.

Notre condition humaine peut nous pousser dans l’envie et l’impatience pour obtenir ce que l’on désir mais ce chemin ne mène pas aux résultats que l’on vise et nous conduit directement dans la frustration et cela se transforme en cercle vicieux.

améliorer sa vitesse à la guitare

Il n’y a rien de pire pour construire de mauvaises habitudes et intégrer de nombreuses erreurs à notre jeu qui seront plus difficiles à traiter ensuite.

Je vais donc te donner ma technique pour éviter les frustrations et il s’agit d’un exercice purement mental car c’est notre interprétation du déroulement de notre séance de pratique qui nous fait ressentir ou non ce sentiment désagréable.

Tout d’abord, il faut prendre conscience que la moindre frustration est une source de souffrance.

Certes il ne s’agit pas d’une souffrance physique et on n’est pas en train de perdre un bras mais il s’agit d’une souffrance psychologique, souffrance à laquelle beaucoup d’entre nous peuvent être confrontés pour pas grand chose ou même sans aucune raison, simplement par un discours intérieur d’auto-sabotage.

En prenant conscience qu’on peut choisir d’être frustré ou non et que ce sentiment nous apporte que du mal-être, on va être plus vigilant à la venue de ce sentiment lors de notre pratique et au moment ou celui-là surgira on pourra l’aborder avec plus de sérénité, car on se dira :

« Tiens je sens que je suis en train de perdre patience et d’être frustré par mon jeu, je vais donc arranger ça pour pouvoir continuer ma pratique dans de bonnes conditions. »

Pour se faire prenons un moment basique de la vie de tous les jours par exemple : tu te lèves le matin, tu n’es pas très en forme, tu te cognes le pied nu à un meuble, tu vas pour prendre ton petit déjeuner tu te renverses le café sur le pantalon, puis en sortant de chez toi un camion de pompier surgit avec la sirène à fond.

A ce moment là tu pourrais te dire : « C’est pas mon jour, ça n’arrive qu’à moi, je suis maudit etc… » et tu pourrais même te mettre en colère contre tout et exploser.

Il s’agit néanmoins de la mauvaise réaction à adopter et il faut plutôt voir toutes ces perturbations comme des tests psychologiques.

Le meilleur moyen de garder son calme et de ne pas se laisser affecter négativement par ce genre d’événement banal est de se recentrer totalement sur son souffle, de prendre une grande inspiration et d’expirer profondément pour enfin le prendre avec le sourire. Facile à appliquer, il suffit simplement d’y penser.

On va donc simplement appliquer cette manière d’aborder la situation à notre manière de pratiquer la guitare pour améliorer notre technique !

Je dirais que c’est sans doute l’exercice le plus efficace pour améliorer sa technique à la guitare. Certes il existe des tas d’exercices techniques en tout genre mais la base est déjà de développer une attitude zen propice au relâchement physique et psychologique et dans ces dispositions on est amené à construire des fondations solides !

Lorsque tu sens que la frustration surgit dans ta pratique, prend alors une grande inspiration. Puis expire doucement tout ton air. Fais cela autant de fois que possible jusqu’à te sentir stabiliser puis recommence ce que tu étais en train de faire.

Si ces respirations ne suffisent pas, va faire quelques séries de pompes, un footing, une balade ou un tour en vélo. Cela t’aidera à remettre ton état d’esprit dans de bonnes conditions et te fera extérioriser tes frustrations dans une pratique constructive et bonne pour la santé. 😉

J’espère que ces conseils t’aideront à améliorer ta technique à la guitare et à aller de l’avant dans ta progression !

N’oublie pas d’aborder chaque instant de pratique avec sérénité.

Si tu ne l'as pas déjà fait : réponds à ce mini quiz qui va te permettre de faire un point sur ton niveau et de prendre conscience de l'état d'esprit à adopter pour aller de l'avant dans ta pratique (durée estimée : 1 min).

A la prochaine.

Luc
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